Vous rentrez avec six tomates. Vous en mangez deux. Les quatre autres passent une semaine dans le bac avant de finir à la poubelle.
Vous n'avez pas mal conservé ces tomates. Vous les avez mal achetées. Le geste fautif a eu lieu quinze jours plus tôt, devant l'étal, quand vous avez acheté pour la semaine que vous imaginiez plutôt que pour celle que vous alliez vivre.
Trois questions avant d'entrer dans le magasin
Elles prennent une minute et elles changent le contenu du caddie.
- Pour combien de jours ? Acheter pour sept jours quand on dîne dehors trois fois, c'est acheter pour rien.
- Combien de personnes à table ? Le nombre de repas réellement pris chez vous, pas le nombre d'habitants du foyer.
- Qu'est-ce qui traîne déjà ? Sans cette vérification, vous rachetez ce que vous avez, et ce que vous aviez périme.
La troisième question est celle qu'on saute systématiquement. On part faire les courses en se souvenant de ce qui manque, jamais de ce qui reste.
Acheter par date, pas par quantité
C'est le glissement mental qui coûte le plus cher. On raisonne en volume, alors que le produit, lui, raisonne en date.
Le mauvais réflexe
« Je prends le lot de six »
Le prix à l'unité baisse, donc l'affaire semble bonne. Mais rien ne garantit que six yaourts seront mangés avant la date imprimée sur le lot.
Le bon réflexe
« Je dois les finir avant le 19 »
Retournez le paquet avant de le poser dans le caddie. La question n'est pas combien vous en voulez, mais combien vous pouvez en manger d'ici là.
Cette lecture change aussi selon le type de date. Une DDM, mention « à consommer de préférence avant », laisse une marge confortable : un paquet de riz ou une conserve se garde longtemps au-delà. Une DLC, mention « à consommer jusqu'au », ne pardonne rien : au-delà, le produit part.
Sur un produit à DDM, le grand format est souvent une bonne affaire. Sur un produit à DLC, il est un pari sur votre appétit des trois prochains jours.
La règle à retenir. Acheter en gros fait économiser. Jeter en gros fait perdre davantage que ce qu'on a économisé. Le format familial n'est une affaire que si la date suit.
Le piège du lot et de la promotion
Une promotion sur un produit frais est une promotion sur une date qui approche. Ce n'est pas une raison de renoncer, c'est une raison de savoir ce qu'on fait : ce produit doit être cuisiné vite, pas rangé au fond du bac.
La promotion sur un produit sec, en revanche, ne présente presque aucun risque. Un paquet de lentilles acheté par deux ne se dégradera pas avant longtemps, à condition que l'emballage reste intact.
La différence tient à un mot imprimé sur l'étiquette. Il vaut la peine de le lire.
Vérifier ce qu'on a, depuis le rayon
La question qui reste sans réponse, c'est toujours la troisième. Debout devant le rayon frais, personne ne sait ce qu'il reste dans son frigo. On achète donc en double, par prudence, et on jette par oubli.
Flarasa garde la liste de ce que vous avez chez vous et de ce qui approche de sa date. Depuis le magasin, vous voyez ce qu'il est inutile de racheter.
Le gaspillage ne commence pas dans la poubelle. Il commence dans le caddie, quand on achète sans savoir. Une liste tenue à jour supprime la moitié du problème avant qu'il n'existe.
Faites vos courses en sachant ce qu'il reste
Ouvrez Flarasa dans le rayon. Vous voyez ce qui est déjà chez vous et ce qui doit être mangé cette semaine.
Acheter moins n'est pas se priver. C'est arrêter de payer deux fois : une fois en caisse, une seconde fois quand on jette.
